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La règle du baccara est fort simple.
Le ponte et le banquier reçoivent chacun deux cartes qui leur sont
distribuées, une à une, alternativement. La valeur du jeu dépend du
total des points des cartes. Le maximum possible est de 9 points.
Toutes les cartes de l'As (valant i point) jusqu'au 9 ont, en effet,
leur valeur nominale et les autres (10, Valet, Dame, Roi) sont les «
bûches » et considérées pour zéro. Dans l'addition des points, on ne
conserve que le chiffre des unités du total. Ainsi un 8 et un 4,
totalisant 12 valent 2 points ; un 7 et un 3 valent zéro ; un 6 et
un 8 valent 4 points. Ayant regardé son jeu, le ponte, opposé au
banquier a la faculté de demander une carte supplémentaire dans
l'espoir d'améliorer son total.
Il va donc, selon ce dernier, adopter l'une des solutions suivantes
:
1° S'il a 8 ou 9 : il abat ses deux cartes, obligatoirement.
2° S'il a 6 ou 7, il dit : « Non», signifiant par là qu'il garde son
jeu tel quel.
3° S'il a 5, il a le choix entre les deux attitudes : dire « Non »
ou « tirer » une carte. Bien que le tirage à 5 ait plus de chances
de le désavantager que d'améliorer le total, il peut y avoir
avantage à ne pas adopter une attitude systématique qui
risque d'être une indication pour le banquier.
4° S'il a zéro (ou baccara), 1, 2, 3 ou 4, il dit : « Carte ».
Si le banquier a 8 ou 9, il abat son jeu et le ponte en fait autant.
De même le coup est terminé si le ponte a abattu 8 ou 9. Dans les
autres cas, le banquier remet à découvert la carte, si elle a été
demandée, et s'en sert une à lui-même, s'il
le croit utile pour améliorer son jeu. L'avantage du banquier est
évidemment d'avoir vu la carte qu'il a donnée à l'adversaire. Ceci
peut l'inciter lui-même, d'après son jeu, à tirer ou non.
Les deux jeux abattus, celui approchant le plus le total de 9
l'emporte. A égalité, le coup est nul.
Déroulement de la Partie
On emploie trois jeux de 52 cartes, mélangés en public. Ce mélange
est fait à plat sur la table, après vérification des jeux et suivant
des règles obligatoires rendant impossible tout faux mélange. On
appelle cela « faire la salade ». La coupe est faite à l'aide d'une
carte blanche par un joueur, en suivant l'ordre de numérotage des
places. A la fin du paquet représentant la « taille » et avant les
sept dernières cartes, est placée une carte d'arrêt rouge. La sortie
de celle-ci marquera l'arrêt du jeu. Les cartes sont placées ensuite
dans un sabot, d'où elles seront tirées une à une par le banquier.
Ce rôle est tenu successivement par les joueurs en commençant par
celui placé à droite du croupier. La banque peut aussi être adjugée
à un même joueur pour une saison. Quatre joueurs au moins doivent se
trouver à la table.
Après avoir annoncé la somme mise en jeu, le banquier la remet au
croupier qui la pose à sa gauche sur la table. Ce dernier annonce le
banco avec l'indication de la somme. Le joueur à droite du banquier
(puis le suivant) a priorité pour « tenir le banco », c'est-à-dire
engager une somme égale à celle annoncée. Si aucun des joueurs assis
n'a répondu, un joueur debout peut intervenir. Il dit alors : «
Banco » et dépose son enjeu. Il lui est loisible aussi de ne tenir
qu'une partie de la
somme proposée à condition qu'elle soit supérieure à la moitié. Il
dira alors : « Avec la table », en remettant la somme qu'il engage.
Le croupier invite d'autres joueurs à compléter. De même, lorsque le
banco n'est pas fait, il demande : « Qui ponte ? » Il dit : « Rien
ne va plus » pour indiquer qu'il n'est plus possible de miser.
Les cartes sont ensuite distribuées au joueur qui a tenu seul le
banco, à celui qui a fait banco avec la table ou déposé la plus
forte mise. Ce peut être un des joueurs assis ou debout. Si le total
des enjeux ne couvre pas la mise du banquier, celle-ci est réduite
d'autant.
Si le banquier a gagné, les mises sont ramassées par le croupier qui
prélève 5 % de leur montant, à placer dans la cagnotte. Le reste
vient s'ajouter à la mise du banquier. Si ce dernier l'estime alors
trop importante, il peut en faire mettre une partie au « reliquat ».
Cette somme hors jeu lui sera rendue à la fin.
En cas d'égalité, les pontes sont maîtres de leur enjeu. Ils peuvent
reprendre leur mise, l'augmenter ou la diminuer pour le coup
suivant.
Enfin, si le banquier a perdu, les joueurs sont payés à égalité et
dans l'ordre des places.
Tant que le banquier gagne, il peut continuer à donner ou passer la
main en annonçant : « Il y a une suite ». S'il perd le coup, la main
passe au joueur suivant à sa droite. Si ce joueur ne prend pas la
main, elle passe au suivant.
Le Chemin de fer comporte aussi quelques règles d'usage. Par
exemple, le ponte recevant les cartes n'a pas à prendre avis des
autres joueurs engagés dans le coup pour savoir s'il doit « tirer »
ou non. Il est admis aussi parfois qu'une faute grave de celui qui
tient les cartes et perd le coup justifie
qu'il rembourse les mises des autres joueurs engagés avec lui. C'est
le cas de l'étourdi qui ayant 8 ou 9 en main répond : « Non » au
lieu d'abattre ses cartes. Ou encore de celui qui a tiré à 6 ou n'a
pas tiré s'il avait moins de 5.
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